Depuis mon divorce, j'en ai égrainé des mecs: des petits, des grands, des costauds, des tout secs, des baisables, des moins baisables, des barbus, des chelous aussi... Une peu comme une Bridget Jones parisienne, le coeur d'artichaud mais pas complètement conne non plus. Bilan? C'est pas franchement glorieux. En fait, je suis un brin lucide sur ma situation: ma tronche pas tout à fait dans la norme, ma vie de maman solo à presque plein temps, ça ne coule pas de source pour trouver le prince charmant. Celui dont on m'a bourré le crâne à grands renforts de Disney. M'enfin, si c'est pour finir comme Cendrillon dans la chanson de Téléphone, très peu pour moi. Quand je discute avec toutes mes copines trentenaires (qui, je précise, ne sont pas encore passées par l'épisode séparation avec l'homme de leur vie, celui qui se gratte les couilles en jouant à Fornite tous les samedis soirs), je dois dénicher un nouveau mec. Et vite, vu l'insistance de leurs: "Alors, t'as rencontré quelqu'un?" Un genre de marronnier qui revient régulièrement à la Saint-Valentin, aux vacances d'été, à Noël... Sous-entendu, un beau-père convenable pour mes enfants, pas une énième partie de jambes en l'air. Apparemment, à bientôt 33 ans, je vais atteindre ma DLC: date limite de casage et non culbutage. C'est quoi cette pression, hein? Tant que mes nichons ne défient pas les lois de la gravité, je dois foncer avant qu'il ne reste que....les restes? Moi, je dis non. Ma vie de maman solo, aussi épuisante soit-elle, mes rêves professionnels plein la tête qui vont peut-être virer à la réalité, je les aime. Décider de tout, sans négocier, sans argumenter avec une autre personne, foncer tête baisser en se moquant du "quand dira-t-on", être 100% vraie, 100% moi....mais quel pied! Si c'est pour s'emmerder avec un boulet, c'est pas la peine.

Un mec, ça doit être une plus-value, point barre. Un mec, c'est pas un tiroir caisse: des sous, j'en ai sur mon compte en banque, alleluia, j'ai un boulot qui permet de subvenir à mes besoins financiers. Un toit sur la tête rien qu'à moi, c'est OK, je ne vais pas attendre un mâle pour trouver une demeure à mes maximonstres. Bref, je ne suis pas une nana des années 50 qui a besoin d'une paire de couilles pour la sauver, la financer, la protéger. Je suis cette femme forte et courageuse, je suis une nana 2019 comme il en existe tant d'autres. Un mec, ça ne peut être qu'une cerise sur le gâteau. Les bons côtés, le bonheur à partager, les émotions à décupler. En tous cas, j'en attends rien de plus.

Je n'ai pas encore croiser le chemin de cet homme qui sera la plus value à mon quotidien. Je ne désespère pas. Je n'espère pas non plus comme une midinette. Place à la surprise, à l'inattendu. Alors, pour la quinzième fois de la journée, oui je suis célibataire pour cette Saint-Valentin 2019 et ça va bien. Vraiment. Promis, juré. Mes poils vont bien. Ma dentelle sous mon pilou-pilou vont bien. Et même que je suis heureuse pour ceux et celles qui fêtent l'Amour ce soir (faites gaffe à ne pas péter les lattes du matelas). Véridique. Mais je suis également complice de tous ceux et toutes celles qui attaqueront le pot d'Häagen Dazs à la cuillère à soupe devant TF1 Séries Films vers 21h. Bref, je lève mon verre de Côte-Rotie à ta plus value, qu'elle soit déjà à tes côté, ou qui croisera prochainement ton chemin...

running_love_by_kyrateppelin_d2y5gj9-fullview

Source: Deviantart