J'ai fanfaronné. Ici, sur les réseaux sociaux, au boulot, dans la famille, je l'ai crié haut et fort. Enfin, j'étais free couche. Enfin, j'allais alléger mon budget mensuel. Enfin, je n'avais plus de bébé à la maison. Quelques jours où la fierté dans les yeux de mon grand garçon se reflétait dans les miens. Alors, c'est le coeur guilleret que nous sommes partis en vacances dans la maison de l'océan. Première nuit, premier cri à 5h30, l'humidité t'avait réveillé. "Ce n'est pas grave, ça arrive." Tant de mots rassurants d'une maman. Mais les accidents se sont répétés les jours suivants, à la sieste, tout comme la nuit. Inlassablement. J'étais dans l'incompréhension, ça ne t'était jamais arrivé. Fallait-il supprimer ta petite gourde du dodo? Te mettre en restriction hydrique à partir de 18h? Emmitoufler ton matelas dans trois épaisseurs de serviettes éponge? Non. Mon grand tout petit garçon, d'à peine 2 ans et demi, je t'ai posé l'unique question valable. "Tu veux remettre une couche pour le dodo?" Et de tes grands yeux bleus azurs, tu m'as murmuré du bout des lèvres... "Oui." Main dans la main, nous avons été acheté ce paquet que je ne croyais plus mettre dans mon caddie et ce n'était pas grave. Remplie ou non, maintenant, cette couche nous l'oublions presque. C'est alors que nous avons tous dormi plus sereinement dans la maison de l'océan. Car je savais bien que ce n'était que partie remise... D'ailleurs, je t'ai fait confiance et c'est la veille de ta rentrée en petite section, à la sortie du bain, que tu m'as lancé: "Plus de couche, siiiiip, je suis grand moi, vais à école!" J'étais surprise, nous n'en avions plus du tout parlé depuis les vacances. "Tu es sûr?" Mais ton regard déterminé m'a fait immédiatement taire. Et depuis ce dimanche 3 septembre 2017, toi mon si petit grand Ouistiti, tu as décidé de ne plus porter de couches... Tout seul. Ma fierté...

Sam