Dernier câlin tout chaud "coeur contre coeur", dernier bisou papillon, bisou d'esquimau, bisou qui explose en éclats de rire, dernier "Je t'aime très fort jusqu'à l'infini (et plus encore)", dernier signe de la main et la porte qui claque. Alors vient un silence assourdissant qui résonne dans la maison et me laisse un horrible sentiment de vide. Une semaine, sept jours, 168h de solitude maternelle. Et pourtant toute l'année, je suis l'une de ses mères qui répète "Va jouer tranquillement dans ta chambre", ou "Maman se repose, il n'y a pas que Zébulon" bref, je suis pas dessus sans cesse. Pire, je privilégie de temps en temps mon petit confort de femme. Parce que j'en ai besoin, parce que ça fait du bien de respirer. Mais à chaque départ, à chaque séparation, j'ai cette petite déchirure interne qui fait place à quelques larmes, à une voix enrouée d'émotions, c'est simple, Zébulon va me manquer. On pourra me dire les classiques "Elle va bien s'amuser!", ou "Tu vas pouvoir te reposer" ça ne change rien. Je suis heureuse qu'elle parte en vacances, mais c'est aussi un petit coup au coeur qu'elle s'en aille. C'est comme çà, j'y peux rien, je crois bien que ça s'appelle l'ambivalence maternelle.

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